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" La retraite, d'un point de vue social et financier est le fait de se retirer de la vie professionnelle sous certaines conditions d'âge, de durée d'expérience...".
A la retraite ou lorsqu'elle s'approche les besoins financiers évoluent. Elle est un grand cap dans la vie, d'un point de vue humain mais aussi financier. Pour savoir vivre comme on le souhaite mieux vaut être prévoyant.
Dans cette partie, nous aborderons la retraite dans sa globalité.
I- Les conditions de départ à la retraite
II- Savoir préparer sa retraite
III- Les avantages familiaux et les allocations
IV- Quelques régimes de retraites
VI- Pourquoi une réforme des retraites?
VII- Retraites, ce qui devrait changer en 2010
I- Les conditions de départ à la retraite:
La retraite dépend de l'activité professionnelle exercée. Chaque cas est unique et le montant sera différent d'un assuré à l'autre.
Son montant dépend:
- de l'âge au moment du départ à la retraite,
- de la durée de l'activité,
- du montant des salaires soumis à cotisation,
- de la situation familiale.
L'âge légal d'ouverture du droit à la retraite est fixé à 60 ans. Cependant, l'âge qui permet de bénéficier d'une retraite à taux plein même lorsqu'on n'a pas la durée d'assurance nécessaire est de 65 ans.
Il est possible de cesser son activité professionnelle plus tôt, que l'on soit du secteur public ou privé. C'est le cas pour les personnes atteintes d'une invalidité ou pour les salariés qui ont commencé à travailler très jeunes.
Certaines professions de la fonction publique donnent accès à un départ à la retraite à 50 ou 55 ans.
Il n'existe pas d'âge maximum pour demander l'attribution d'une pension de retraite. Et depuis deux ans, un employeur n'a plus le droit d'imposer une mise à la retraite d'office à 65 ans à un salarié du privé qui souhaite prolonger son activité pour améliorer sa pension.
1- Partir avant 60 ans:
Les salariés peuvent partir à la retraite avant 60 ans s'ils ont effectué une longue carrière. Pour cela, il faut remplir certaines conditions:
- avoir validé au moins 160 trimestres (40 ans) pour les personnes nées avant 1949.
- pour les personnes nées après 1949, le nombre de trimestres exigés augmente suivant l'année de naissance.
Exemple: les personnes nées en 1949 devront cotiser 161 trimestres, celles nées en 1950, devront cotiser 162 trimestres lors du départ à la retraite.
2- Partir entre 60 et 65 ans:
Pour pouvoir bénéficier dès 60 ans, d'une retraite à taux plein, l'assuré doit avoir totalisé le nombre suffisant de trimestre. Si ce nombre n'est pas validé, vous pouvez poursuivre votre activité pour y arriver.
3- Partir après 65 ans:
A partir de 65 ans, vous pouvez prétendre à une retraite à taux plein (50%) même si vous ne réunissez pas le nombre de trimestre de cotisation requis.
En revanche, si la durée de validité est inférieure à la durée de référence exigée, suivant votre année de naissance, votre retraite sera minorée. Vous pouvez alors éventuellement continuer à travailler au-delà de 65 ans pour rallonger votre durée de validité.
II- Savoir préparer sa retraite:
1- Je demande mon relevé de carrière:
C'est la première démarche à effectuer lorsque l'on commence à envisager sa retraite. Le relevé de carrière va en effet vous permettre de faire un point précis sur votre situation et de prendre votre décision sur la date de votre départ. La plupart des organismes de retraite procèdent à des opérations dites de "préliquidation" qui les conduisent à vous contacter entre 55 et 58 ans pour préparer votre dossier retraite. Dans ce cas, nul besoin de demander votre relevé de carrière, qui vous sera automatiquement adressé par votre organisme de retraite.
Si vous êtes à moins de 2 ans de la retraite et n’avez pas été contacté, ou si vous souhaitez anticiper cette démarche, vous pouvez demander à chacun de vos organismes de retraite (de base et complémentaire) de vous fournir gratuitement un relevé de carrière. Celui-ci retrace les informations enregistrées par la caisse. Dans les régimes de base, par exemple, celles-ci concernent :
Il est souhaitable de demander ce relevé de 18 à 24 mois avant la date à laquelle vous envisagez de prendre votre retraite.
Si vous vous rendez compte d'un oubli ou d'une erreur (par exemple une période non prise en compte par une caisse de retraite), ce délai vous permettra de procéder aux reconstitutions nécessaires à sa régularisation (par exemple, recontacter l'un de vos anciens employeurs ou récupérer un document manquant).
Selon le ou les régimes dont vous dépendez, vous pouvez obtenir ce relevé de carrière en complétant un formulaire téléchargeable sur le site de votre organisme, en écrivant, ou en vous rendant à l'accueil de votre caisse. Certains régimes proposent même, après inscription, de visualiser – voire de régulariser - votre relevé en ligne sur leur site internet.
Attention : demander un relevé de carrière ne signifie pas demander sa retraite .
Bon à savoir : deux outils sont mis en œuvre sur le site internet du Groupement d'Intérêt Public "GIP Info Retraite":
Plusieurs options se présentent à vous :
C'est la dernière étape du parcours. Vous avez désormais tous les éléments en main et vous avez choisi précisément la date de votre départ en retraite. Il vous faut maintenant écrire à vos caisses pour "liquider" votre retraite, c'est-à-dire leur demander de procéder au calcul exact de vos droits à retraite et d'engager leur mise en paiement. Si vous êtes fonctionnaire, vous devez vous adresser à votre direction du personnel.
Attention : deux cas de figure peuvent se présenter :
Dans les deux cas, pour éviter toute rupture de paiement et assurer une parfaite continuité entre votre revenu professionnel et votre retraite, n'attendez pas le dernier moment pour saisir votre ou vos caisses.
Les délais peuvent varier d'un régime à l'autre, mais il est généralement nécessaire de demander votre retraite au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée. Renseignez-vous auprès de votre ou vos caisses de retraite pour connaître la marche à suivre.
III- Les avantages familiaux et les allocations:
1-Les avantages familiaux:
Certains avantages familiaux ont pour effet d'augmenter votre durée d'assurance. En effet, en fonction de l'âge, de l'état de santé, des ressources et de la situation familiale, vous pouvez prétendre à une majoration de votre retraite.
1-1- La majoration de durée d'assurance (MAD): Elle est accordée aux mères de famille.
- Régime général (privé): Les mères bénéficient jusqu'à deux ans de majoration de leur durée de cotisation par enfant élevé, qu'elles aient interrompus ou non leur activité. En cas de congé parental, la mère ou le père peut bénéficier d'une MAD égale à la durée effective du congé, jusqu'à trois ans.
- Fonction publique: La MAD a été réformée en 2003. Pour les enfants nées avant 2004, une majoration d'un an par enfant est maintenue à condition d'avoir cessé son activité pendant au moins deux mois. Pour les enfants nés après 2004, la majoration est de six mois pour les femmes.
- Professions libérales: Attribution de points de retraite supplémentaires pour les mères depuis la réforme de 2003.
2- Les allocations:
Concernant les allocations minimum d'aide, il en existe deux:
2-1- L'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA):
A compter du 1er janvier 2007, cette allocation unique remplace l'ancien "minimum vieillesse". Les personnes titulaires du minimum vieillesse avant cette date vont continuer à percevoir leurs allocations selon les anciennes dispositions. Elles peuvent toutefois faire le choix de renoncer définitivement au minimum vieillesse, pour bénéficier de l'ASPA.
Il s'agit d'une allocation qui s'adresse aux personnes de plus de 65 ans (de 60 ans dans certains cas : inapte au travail, ancien combattant, mère de famille ouvrière...), ayant peu ou pas cotisé pour leur retraite et qui peuvent ainsi bénéficier d'un revenu minimal.
Elle est versée soit par la caisse de retraite qui verse la retraite ou la réversion; soit par un service spécifique géré par la Caisse des dépôts et consignation, lorsque la personne ne relève d'aucun régime d'assurance vieillesse en France.
La demande de l'ASPA se fait auprès des caisses du régime de retraite de base. Son montant est de 708.95 euros pour une personne seule et 1157.46 pour deux personnes. Cette allocation complète les ressources existantes pour atteindre un revenu minimal. Le montant pourra être réduit en fonction des ressources.
2-2- L'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI):
Les personnes invalides qui ne remplissent pas la condition d'âge pour l'attribution de l'Aspa peuvent bénéficier de l' Asi. Elle est attribuée si vous êtes titulaire d'une pension d'invalidité ou de vieillesse et si votre invalidité réduit votre capacité de travail d'au moins deux tiers. Elle prend fin dès que vous remplissez les conditions d'âge (60 ans) pour l'Apsa, puisque vous êtes présumé inapte au travail. Ce passage d'une allocation à l'autre n'est pas automatique, vous devez en faire la demande.
La demande de l'ASI se fait auprès des caisses du régime de retraite de base. Son montant est de 380.07 euros pour une personne seule et de 627.18 euros pour deux personnes.
À noter : vous ne paierez ni Contribution sociale généralisée (CSG) ni Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) sur l'allocation supplémentaire d'invalidité. Elle n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu.
3- La pension de réversion:
Si votre conjoint était salarié ou retraité du régime général, à son décès,vous pouvez, sous certaines conditions, percevoir une partie de sa retraite du régime de base.
L'attribution de cette pension n'est pas automatique. Vous devez en faire la demande auprès des différentes caisses de retraites du régime général, dans les points d'accueil retraite, les mairies ou les CCAS.
- Bénéficiaire: Pour pouvoir prétendre à cette pension, vous devez impérativement avoir été marié avec l'assuré défunt. Les concubins et partenaires de PACS sont exclus du dispositif. Si vous êtes divorcé d'avec le défunt, vous bénéficiez tout de même de la pension de réversion de votre ex-conjoint, sous certaines conditions.
- Répartition: La pension est répartie entre le conjoint survivant et le ou les ex-conjoints proportionnellement à la durée de chaque mariage.
- En cas de remariage: Le remariage ne prive pas du droit à la pension de réversion, ni le remariage du conjoint survivant postérieurement au décès de l'assuré, ni celui de l'ex-conjoint divorcé avant ou après le décès de l'assuré.
Attention: La condition de non remariage est, en revanche, prévue par d'autres régimes de base (fonctionnaires) et les régimes complémentaires. Cependant, l'attribution de la pension est également soumise à des conditions de ressources.
IV- Quelques régimes de retraite:
Téléchargez le tableau des régimes de retraite:
1- Les commerçants et artisans:
1-1- La retraite de base:
Vous avez droit à une retraite de base et à une retraite complémentaire obligatoire, toutes deux gérées par les nouvelles caisses de Régime social des indépendants (RSI).
Pour calculer votre retraite de base, il faut appliquer la formule suivante:
Revenu annuel x Taux x Durée d'assurance en tant qu'artisan ou commerçant.
- Le revenu annuel moyen est calculé à partir des meilleurs revenus annuels ayant servi de base aux cotisations de retraite. Le nombre d'années prises en compte pour calculer le revenu annuel moyen varie selon votre année de naissance.
- Le taux de votre retraite varie en fonction de votre durée d'assurance et de votre âge.
- La durée de référence varie selon votre année de naissance. Depuis 2009, la durée d'assurance nécessaire pour l'obtention d'une pension à taux plein s'allonge à raison d'un trimestre par an pour atteindre les 164 trimestres en 2012.
1-2- Les majorations de votre retraite de base:
Il existe des majorations si vous continuez à travailler après 60 ans, si vous avez eu ou élevé au moins 3 enfants ou si vous avez un conjoint ou une tierce personne à charge. Pour cela, vous pouvez vous renseigner auprès de votre caisse de retraite.
1-3- La retraite complémentaire obligatoire:
Elle est obligatoire depuis le 1er Janvier 2004. Elle est calculée en fonction des points cumulés au fil des cotisations versées.
2- Les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers:
La retraite dépend de la Caisse Nationale des Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL) pour les titulaires et l'Institution de Retraite Complémentaire des Agents Non Titulaires de l'Etat et des Collectivités publiques (IRCANTEC).
2-1- Le régime des agents titulaires:
L'âge minimal de départ à la retraite est fixé à 55 ans pour les titulaires d'un emploi classé comme actif, c'est à dire de terrain à caractère pénible ou à risque dangereux (policier, personnel soignant...) et à 60 ans pour les titulaires d'un emploi de catégorie sédentaire dit emploi de bureau.
Depuis 2009, la durée du nombre de trimestres devant être cotisés augmente d'un trimestre par an pour atteindre les 164 trimestres en 2012.
2-2- Le régime des agents non titulaires:
Ce régime gère la retraite des agents non titulaires, mais aussi des agents titulaires à temps partiel(moins de 28 heures par semaine).
Le régime fonctionne par points. En plus des points cotisés, des points gratuits peuvent être attribués (maladie, chômage, invalidité...). De plus, le total des points est majoré à partir de trois enfants.
Le montant de la retraite est égal au nombre de points acquis multiplié par la valeur du point au moment du paiement.
3- Les exploitants agricoles:
Comme tous les autres professionnels, les exploitants agricoles bénéficient de deux retraites obligatoires: une retraite de base et une complémentaire. Leur régime est géré par la Mutualité Sociale Agricole (MSA).
3-1- La retraite de base:
Pour bénéficier d'une retraite agricole de base, vous devez être âgé d'au moins 60 ans à l'exception de certaines de conditions ( longue carrière, handicap...).
Pour obtenir une retraite à taux plein, vous devez justifier d'une durée minimale de cotisations. A partir de 65 ans, vous bénéficiez d'une retraite à taux plein, quelle que soit votre durée d'activité.
Votre retraite de base se compose d'une retraite forfaitaire et d'une retraite proportionnelle par points.
La retraite forfaitaire correspond à une activité non salariée agricole exercée à titre exclusif et cotisé. Elle est attribué au chef d'exploitation, à son conjoint et aux membres de la famille.
La retraite proportionnelle par points, acquise par cotisations. Elle est attribué au chef d'exploitation, à l'aide familial et au conjoint.
Le rachat de vos périodes d'aide familial. Si vous avez travaillé en tant qu'aide familial dans une exploitation agricole entre 14 ans révolus et 21 ans, vous pouvez racheter ces périodes pour améliorer votre retraite.
3-2- La retraite complémentaire obligatoire:
Elle est mise en place depuis 2003 pour les chef d'exploitation. Son montant varie en fonction du nombre de points correspondant aux cotisations versées. La cotisation est basée sur la totalité des revenus professionnels du chef d'exploitation.
V- La retraite complémentaire:
Les régimes complémentaires ont été créés pour améliorer les pensions. Ils fonctionnent aussi sur le système de la répartition, mais par contre ils fonctionnent sur un système de points calculés en fonction des salaires.
Les salariés du secteur privé sont affiliés à un régime de retraite complémentaire obligatoire: l' ARRCO. Les cadres cotisent en outre à un régime complémentaire qui leur est spécifique: l' AGIRC.
Au cours de votre carrière professionnelle, chacun de vos employeurs ont adhéré, en fonction de leur secteur d'activité, à une caisse de retraite Arrco ou Agirc chargée de recueillir les cotisations et de verser les pensions de retraite.
Au moment de votre départ à la retraite, vous devrez adresser votre demande auprès de la dernière caisse à laquelle vous avez cotisé.
1- Cotisations et points retraite:
Chaque année, à l'aide des cotisations prélevées sur votre salaire et celles versées par votre employeur, vous obtenez des points retraite. Un relevé annuel de points vous a été adressé chaque année, par courrier ou par l'intermédiaire de votre entreprise.
Il fait apparaître le nombre de points que vous avez acquis au cours de l'année précédente ainsi que le salaire ayant servi de base de calcul pour vos différentes cotisations.
2- Montant des retraites:
Le calcul de la retraite complémentaire est basé sur les points retraite qui sont attribués en échange des cotisations salariales et patronales prélevées sur chaque salaire. Celles-ci sont calculées sur le salaire brut tout au long de la carrière professionnelle:
Calcul: Points retraite (acquis au cours de votre
carrière) X Valeurs du point retraite (fixé par décret).
Le montant est minoré si vous ne réunissez pas toutes les conditions pour bénéficier d'une retraite de base à taux plein. Cela dépend de votre âge et des trimestres cotisés.
Votre pension peut-être majorée si vous avez des enfants à charge quand vous partez à la retraite. Dans les deux régimes, Arrco et Agirc, des majorations sont également prévues pour les personnes ayant eu au moins trois enfants
.
VI- Pourquoi une réforme des retraites?
Notre système de retraite repose sur le financement par répartition : ce sont les personnes en activité qui financent chaque mois, via leurs cotisations, les pensions versées aux retraités. C’est le principe d’une solidarité entre les générations.
Parallèlement, la France a complété ce modèle en développant fortement la solidarité au sein des générations : le montant des retraites prend en compte l’impact de la maternité pour les femmes, les problèmes de santé (maladie) ainsi que les accidents de carrière (chômage), de la vie (invalidité) et professionnels (accidents du travail).
Fortement développé depuis 1945, ce modèle de solidarité a permis d’augmenter le niveau des pensions conduisant aujourd’hui les retraités à bénéficier d’un niveau de vie égal aux actifs.
1- Le déficit de notre système de retraite:
L’équilibre financier de notre régime de retraite est menacé. En 2010, le déficit de notre système de retraite sera de 32 milliards d'euros. A cela, une raison essentielle : le nombre des retraités augmente plus vite que celui des actifs.
En 1960, on comptait 4 cotisants pour 1 retraité ; actuellement, ils sont moins de 1,8 cotisant par retraité ; selon les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), ils ne seront plus que de 1,2 en 2050. Il y aura donc quasiment autant de cotisants que de retraités.
En 2010, le déficit de notre système de retraite s’élèverait à 32 milliards d'euros ; cela signifie concrètement que plus d’une retraite sur dix n’est plus financée.
Cependant, ce sont les tendances démographiques qui menacent nos régimes de retraite. Elles ont deux origines : la génération du « baby boom », avec 280 000 retraités de plus chaque année depuis 2006 ; et l'espérance de vie plus grande, entraînant des pensions versées plus longtemps.
2- La génération du Baby-Boom:
Depuis 2006, les personnes nées à partir de 1946 arrivent en masse à l’âge de la retraite. C’est la fameuse génération du « baby boom », qui compte un tiers d’individus en plus que les générations précédentes.
Ainsi, chaque année, 280 000 retraites supplémentaires sont payées. Cet afflux de retraités ne garantit malheureusement pas une réduction mécanique du chômage, et donc une compensation par l’augmentation du nombre des actifs cotisants.
En effet, la France se caractérise par un taux de chômage des jeunes élevé et un taux d’emploi des seniors faible.
3- L'augmentation de l'espérance de vie:
Les progrès de la médecine et les meilleures conditions de vie et de travail ont permis une nette augmentation de l’espérance de vie. Les gains d’espérance de vie à 60 ans constatés par l’INSEE sont de 2 à 3 mois chaque année : aujourd’hui, les Français peuvent espérer vivre jusqu’à 77 ans et les Françaises jusqu’à 84 ans. En 1950, l’espérance de vie était de 66 ans.
Cette tendance ira en s’accentuant dans les années à venir : alors qu’être centenaire était exceptionnel il y a encore quelques décennies, la France comptera 18 000 centenaires en 2015 et plus de 60 000 en 2050 !
Ces gains d’espérance de vie s’accompagnent d’une meilleure situation de santé pour les retraités, les progrès en matière de prévention et de traitement des maladies, notamment cardio-vasculaires et les cancers, étant notables.
A cela, s’ajoute une précocité du départ à la retraite et à la cessation de l’activité professionnelle. La France est un des pays d’Europe où l’âge moyen de cessation d’activité figure parmi les plus bas : en 2010, il est de 59,4 ans, soit 2 ans plus tôt que leurs partenaires européens (61,2 ans).
Concernant, l’âge légal de la retraite à 60 ans, il est au niveau le plus bas des quinze pays de l’Union Européenne (hors nouveaux Etats Membres). L’évolution de nos régimes de retraite est désormais impérative afin de préserver le service des pensions.
VII- Retraites, ce qui devrait changer en 2010:
Le gouvernement veut faire travailler les
Français plus longtemps, au regard d'une espérance de vie en progression
continue. Cela pourrait se traduire par un rallongement de la durée de
cotisation, au-delà des 41 ans prévus d'ici 2012, ou par un
report de l'âge de départ en retraite à
62 ou 63 ans.
La réforme de 2003 a prévu de la faire passer de 160 à 164 trimestres (40 à 41
ans) entre 2009 et 2012. D’autres allongements sont envisagés après 2012,
alignés sur l’évolution de l’espérance de vie. Selon les calculs des Echos, "la
durée de cotisation pourrait atteindre 43 à 44 ans d'ici 2050".
Plus d’incertitude demeure sur l’autre seuil en vigueur,
l’âge de 65 ans, auquel un salarié peut prétendre à une retraite à taux plein
quel que soit son nombre de trimestres de cotisations. Si aucune déclaration
publique n’a précisé pour l’instant les intentions du gouvernement, un recul
affecterait surtout les femmes, qui attendent souvent cet âge pour toucher le
taux plein car elles ont moins cotisé.